Une semaine de festival s’achève, 17 prix ont été décernés; selon les premières estimations, 31 000 personnes se sont rendues au DOK-Festival.
Samedi soir, la remise des prix a eu lieu dans le théâtre central, les colombes en argent et en or ont finalement volé dans les bras des heureux lauréats.
Le prix du meilleur film animé allemand a été décerné à Gregor Dashuber pour son film «Never drive a car when you’re dead». Parmi les réalisateurs de la catégorie «Generation DOK», c’est la canadienne Laura Bari qui l’a emporté avec son film «Antoine». Ce film, parlant d’un garçon aveugle de six ans, a charmé le public – et le jury. Le public a d’ailleurs été très apprécié par tous les orateurs, qui l’ont complimenté pour le niveau des discussions et son envie de discuter.
Dans la catégorie documentaire allemand, le film «Rich Brother» a été sélectionné par le jury comme meilleur film. 10 000 Euro vont à la réalisatrice Insa Onken pour financer un nouveau projet cinématographique. La colombe en or du meilleur documentaire en court métrage a été décernée à Shira Avni du Canada, pour le film «Tying your own shoes», et celle du meilleur film animé international au letton Vladimir Lesciov pour son film «Wings and Oars».
Et le prix le plus important – la colombe en or pour le meilleur documentaire international (long métrage) – a été remise à deux Français : Claudine Bories et Patrice Chagnard ont obtenu le prix pour leur documentaire «Les arrivants», qui montre le quotidien difficile des demandeurs d’asile dans un bureau de coordination à Paris. Le film montre clairement l’insensibilité de l’Europe envers ses demandeurs d’asile.
Entre la remise de prix et la fête d’adieu, les deux réalisateurs ont trouvé le temps de nous parler de l’importance de cette distinction.
Posté dans Les impressions du festival | Pas de commentaire »
Dessinés à la main, créés à l’aide de l’ordinateur ou filmés avec la technique stoptrick : la diversité artistique des films animés emballe l’auditoire à Leipzig. Et la gamme des thèmes s’étend de l’amour à de l’amitié en passant par des sujets socio-politiques, par exemple l’abandon social, la violence et la guerre.
36 films venant de 16 pays différents sont programmés pour la compétition internationale des films animés, en plus des films animés pour les enfants et une série des films animés des jeunes réalisateurs allemands. Vendredi soir chez les « pink elephants », les meilleures réalisateurs de la scène jeune des films animés ont présenté leurs films, sélectionnés par le DOK Leipzig. L’auditoire voyait des films comme « Judas & Jésus », un film prêt à briser tous les tabous, mais aussi un film comme « Little Face » qui traite d’une manière émouvante le sujet de l’amitié d’enfance. Le prix du soir, le « pink peanut », a été décerné au film « Orgesticulanismus » du Belge Mathieu Labaye. Son film de neuf minutes est consacré à la thématique de mouvement et de handicap. Après la remise du prix, la fête a débuté. Dans le théâtre centrale même les « pink elephants » avaient assez de place pour danser.
Avant que tout le monde envahisse la piste de danse, nous avons demandé à quelques réalisateurs de nous expliquer l’attrait particulier d’un film animé.
Posté dans Les impressions du festival | Pas de commentaire »
330 films en sept jours, neuf cinémas avec des séances du matin jusqu’au bout de la nuit, sans compter les débats et les soirées du festival… pas le temps de reprendre son souffle !
« Breathless – Dominance of the Moment », c’est le nom d’un projet de coopération cinématographique germano-tchèque pour lequel de jeunes réalisateurs et documentaristes ont travaillé sur le thème du temps, de l’essoufflement et de l’arrêt. Les cinq films issus de ce projet font leur première sur le festival du documentaire de Leipzig. « One time today will be once » est l’un de ces films. Il traite de l’étrange idée qu’a eue la ville de Halberstadt : un orgue y joue « Organ 2/ASLSP » de John Cage selon les indications du compositeur : le plus lentement possible. Ces trois dernières années, on n’a entendu que cinq notes différentes. La dernière retentira en 2639 ! Anca Miruna Lazarescu, sa réalisatrice, est née en Roumanie.
Elle a fait ses études à la Hochschule für Film und Fernsehen de Munich et nous parle aujourd’hui du défi qu’a présenté ce tournage ainsi que de cet essai de décélération dans notre société.
Posté dans Les impressions du festival | Pas de commentaire »
Quelques impressions de la soirée ARTE…
Posté dans Les impressions du festival | Pas de commentaire »
L’une des facettes du DOK-festival est de présenter aux spectateurs une image « vraie » d’un autre continent. « This is Africa » est le nom de ce programme du DOK dont Matthias Heeder est le directeur. Il a sillonné l’Afrique à la recherche des vingt documentaires qui sont ici présentés.
Le réalisateur congolais Makela Pululu a connu « This is Africa » par l’intermédiaire d’un ami qui habite en Belgique. Il présente au festival son film « Silent Response », récit intime sur sa relation avec son fils. Pour faire produire son travail, il a du défendre ses idées auprès des sponsors et cela n’a pas toujours été facile. Idriss Diabaté, réalisateur ivoirien, explique que la plupart des documentaires africains sont financés par les télévisions européennes. Ces dernières ont des idées déjà bien arrêtées sur l’Afrique et ses films, souvent en contradiction avec la vision du réalisateur africain. Pour lui, « Le financement d’un film en Afrique est toujours une bataille ». Il a d’ailleurs fini par autofinancer son dernier film. Son sujet ? Les femmes africaines qui, abandonnées par leurs hommes, luttent pour la survie de leurs familles. Bataille gagnée : son film a obtenu des prix internationaux.
Pour le DOK-festival, les deux réalisateurs sont à Leipzig. Leurs films font partie de la sélection “This is Africa”. Ils nous ont parlé de la situation des cinéastes en Afrique et de l’image de l’Afrique en Europe.
Posté dans Les impressions du festival | Pas de commentaire »
Youtube, Facebook, Twitter…
Parmi nous, certains semblent vivre dans un monde plus virtuel que réel, en s’inventant un espace, une communauté, voire une deuxième identité. Dans « Book of Miri » de la danoise Katrine Philp, la protagoniste du film met en scène sa vie sur son blog, s’invente un double. Mais dans la vie réelle, Miri devient de plus en plus seule.
Avec l’ancien média qu’est le film, la réalisatrice aborde le maniement des nouveaux médias comme internet et ses «social communities ». « Book of Miri » est en compétition pour « Génération DOK », Prix consacré aux jeunes réalisateurs et doté de 10 000 euros. Ce trophée appelé « Colombe du talent » sera décerné samedi soir à Leipzig.
En attendant, la réalisatrice nous parle de l’importance des blogs et comment lui est venue l’idée de ce film.
Posté dans Les impressions du festival | Pas de commentaire »
Troisième partie : “Das Rudel” (La bande) d’Alexander Schimpke
Posté dans ARTE Culture | Pas de commentaire »
Les “pulls rouges” sont partout. Derrière les stands d’information, répondant à toutes les questions, collant les affiches “DOK” dans toute la ville, accueillant les visiteurs dans le centre du festival : les bénévoles sont là et aident tout le monde. Sur leurs pulls rouges, on peut lire “I love DOK” – et le DOK les aime aussi! Car sans eux, la semaine du DOK ne fonctionnerait pas. Plus de 50 jeunes cinéastes se sont portés volontaires pour que le festival devienne un succès. Matthias Mai est l’un d’entre eux. Etudiant en Histoire et en Lettres, il a pris congé de la fac pour être présent sur le festival, son troisième en tant que volontaire. S’il est là, c’est pour les bons films et cette ambiance si particulière. Ici, on travaille 24 heures sur 24 – mais volontairement !
Posté dans Dans les coulisses | Pas de commentaire »
Ca y est, le festival commence ! 330 films venant de 69 pays seront projetés dans les cinémas de Leipzig durant la semaine prochaine. Un mélange éclectique de documentaires et de films d’animation. Les réalisateurs viennent du monde entier, de la Côte d’Ivoire, du Canada ou même du Népal. Mais pour l’ouverture du festival, les organisateurs ont choisi un film d’un allemand: « Berlin-Stettin », de Volker Koepp. Le film retrace la vie du réalisateur, né à Stettin et sortira dans les cinémas allemands en janvier. Après la première, Volker Koepp était détendu et profitait de la fête d’ouverture. Il nous raconte pourquoi il est si content.
Il n’était d’ailleurs pas le seul à en profiter… beaucoup de visiteurs sont venus pour se rencontrer autour du prosecco et du poulet grillé durant cette semaine de festival. Et nous aussi, on était là…
Posté dans Les impressions du festival | Pas de commentaire »
Deuxième partie : Time’s Up de Jan Peter et Marie Catherine Theiler
Posté dans ARTE Culture | Pas de commentaire »